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l'actualité du web, des technologies et aussi quelques bons tutoriaux ;-)

Utiliser Google pour contrer un firewall

Vous travaillez dans une entreprise qui bloque vos sites favoris ?

On connaissait déjà la fonction "translate" de google, que de nombreux administrateurs réseau oublient de bloquer, pour accéder à des sites interdits. Dans ce cas d'espèce, la fonction de traduction joue le rôle de proxy, vous renvoyant la pge que vous n'auriez pas du voir.

Si dans votre cas cette méthode ne fonctionne pas, voici deux services qui traînent sur les serveurs de Google et qui sont très probablement accessibles depuis votre entreprise :

- http://www.google.com/xhtml
- http://www.google.com/gwt/n?u=

Pour le deuxième outil, vous devrez entrer l'adresse du site à visiter à la suite de u=.

Bon, évidemment la mise ne page en pâtit un peu et ça risque de ne pas donner grand chose avec MySpace.

Mais si vous consultez des sites "accessibles" vous ne devriez pas avoir de problème. Ces adresses sont d'ailleurs de bons tests pour valider l'accessibilité de vos pages.

Media Temple lance le Grid computing pour tous...

Media Temple, l'un des tous meilleurs hébergeurs américains (et donc mondiaux) vient de lancer une petite bombe dans le monde de l'hébergement, avec son nouveau produit : Grid-Server.

Media Temple Grid-server

Traditionnellement les hébergeurs vous proposent trois types de services :
  • hébergement mutualisé : plusieurs utilisateurs par machine qui se partagent les ressources (pas d'accès root)
  • serveur virtuel : serveur complet mais virtualisé (plusieurs serveurs virtuels par machine, root partiel)
  • serveur dédié : serveur physique complet, mais sans capacité d'extension (sauf un plus gros serveur)
A part OVH, qui vous permet de clusteriser des serveurs dédiés, aucune vraie possibilité d'extension n'existe si votre site dépasse une certaine taille. Au delà, vous êtes obligé de prendre un infogérant ou d'installer vos machines dans un datacenter.

Bref, à vous de gérer votre grid computing.

Cette notion de grid computing, cheval de bataille d'Oracle, consiste à virtualiser des services sur des fermes de serveurs. Pour faire simple, chaque serveur peut se configurer à la volée pour telle ou telle tâche selon les besoins.

Mais mettre en place de tels outils est très couteux.

C'est là que la solution de Media Temple prend tout son intérêt : votre hébergement profite de cette architecture et vous bénéficiez de possibilités d'extension quasi infinies... Avec un forfait à 20$/mois pour 100go de stockage et 1 terra de bande passante, l'affaire est particulièrement intéressante. Et surtout, si vous dépassez ces limites déjà monstrueuses, vous paierez 20$ de plus, mais vous tiendrez la charge.

Autre avantage de la solution grid : la gestion des pics de charge ne pose plus de problème, la puissance globale étant largement supérieure à la réalité. De même, le syndrome du "mauvais voisin" qui abat le serveur MySql avec une requête foireuse, si souvent décrié en mutualisé, est également supprimé...

Comme toujours chez Media Temple, une panoplie très riche accompagne l'offre d'hébergement (logiciels préinstallés, outils d'admins de grande qualité)...

TVU Player : l'emule de la télé sur le web

TVU Player est un logiciel gratuit qui vous permet de regarder des dizaines de chaînes télés via internet.

Banal me direz vous ? Sauf que là, on parle de chaînes comme Fox, ABC, Cartoon Networks... Soit la possibilité de regarder en direct le dernier épisode de la saison 3 de Lost en même temps que le public US !

Encore limité aux chaînes US, il est intéressant de noter que le système se base sur un protocole peer-to-peer pour diffuser les images. En gros, il y a un diffuseur (qui numérise avec une carte la chaîne en direct) et chaque spectateur sert de relais pour la communauté.

Bien évidemment, et même si les pubs télé sont diffusées, on se doute que TVU se passe de l'autorisation des networks concernés. D'ailleurs la home page du logiciel ne paye pas de mine.

Bref, une sorte d'emule de la télé.

Le logiciel TVU

Si l'expérience reste balbutiante (qualité médiocre, débit aléatoire), ce logiciel préfigure le peer-to-peer en streaming, qui semble promis à un bel avenir. Bientôt, vous pourrez regarder un DVD chez vous et en faire profiter la terre entière !

Giganews : des binaires stockés jusqu'à 90 jours !

Giganews a annoncé une augmentation de sa capacité de stockage pour les binaires jusqu'à 90 jours. Auparavant les groupes n'étaient stockés que jusqu'à 70 jours.

On imagine l'effort considérable que cela implique en terme de capacité de stockage au vu de l'engouement généralisés pour les binaires.

Comparé aux faiblards 30 ou 40 jours de nos providers nationaux et ajouté au fait que Giganews propose des downloads à des vitesses hallucinantes, ça vaut vraiment le coup d'investir dans un abonnement chez eux.

Si vous n'avez aucune idée de ce que tout ceci signifie, jetez un oeil à notre présentation de Giganews et à notre tutorial sur Newsleecher.

Pour faire court, Giganews permet de télécharger des milliers de fichiers (musique, séries, dvd, programmes...) bien plus rapidement qu'avec emule ou bittorrent.

Pando : l'échange de fichiers pour les nuls

Echanger des fichiers lourds sur Internet a toujours été compliqué pour l'utilisateur lambda : au delà de la limite de 10 mégas par email, c'est la galère. Avec les appareils photo numériques qui génèrent des fichiers de plus en plus lourds et toujours plus nombreux, difficile de partager avec ses proches.

S'il existe des systèmes de transfert (comme celui lancé par Free), ils sont généralement réservés à un public averti : ils ne prennent que des fichiers unitaires et leur interface est geekienne.

Une start-up new-yorkaise s'est penché sur le problème et vient de livrer un logiciel répondant aux attentes d'un très large public: Pando.

Basée sur le célèbre protocole P2P Bittorrent, Pando propose une interface très ludique (un peu à la Picassa, le logiciel de gestion d'image de Google) pour des transferts de fichier ultra-simplifiés.

Pando : Tutorial Envoi et Réception

Voyons comment fonctionne Pando. Après avoir téléchargé et installé le logiciel, puis créé un compte (ce qui est d'une simplicité biblique), essayons d'envoyer un fichier. Il faut d'abord cliquer sur l'onglet "sent", puis sur "Send new".

Pando - Envoi d'un fichier

Ensuite, apparaît une interface très simple d'utilisation pour sélectionner les fichiers à envoyer. Tout se passe par drag and drop et on peut inclure des dossiers. Après avoir sélectionné les éléments à envoyer (jusqu'à 1 giga par transfert), il est possible de renseigner le mail qui sera adressé aux destinataires (il faut séparer les emails avec une virgule). Ceci fait, cliquez sur le bouton "Send".

Pando - Sélection des fichiers à envoyer

Le transfert commence. Pour nos tests, il s'est toujours montré plutôt véloce.

Pando - Envoi en cours de transfert

A ce stade, vous avez fini votre partie du boulot. Voyons maintenant ce qui se passe pour le destinataire.

Pando - Email destinataire du transfert

Tout commence par la réception d'un email (personnalisé avec votre message). Une pièce jointe (avec l'extension .pando) accompagne le mail et l'utilisateur est invité à se procurer le logiciel (s'il ne l'a pas encore).

Une fois outillé, il lui suffit de glisser le fichier reçu sur la fenêtre principale de Pando. S'affiche alors le détail de l'envoi (fichiers inclus, avec un thumbnail). Après avoir sélectionné le dossier de destination (My Pando Packages par défaut, dans Mes Documents), il suffit de cliquer sur "Download All".

Pando :- Informations de réception

Le transfert commence alors. Il fut très rapide lors de nos tests (plus de 1000 kb/s). Dès ce stade, il est possible de le partager avec d'autres (en cliquant sur "forward"). Pando n'est pas basé sur bittorent pour rien...

Pando - Réception en cours

Voilà, le fichier est arrivé. Il suffit de cliquer sur "Open" pour accéder aux fichiers.

Pando - Fichiers arrivés

Disponible pour Macos X et Windows XP, Pando est effectivement un produit qui répond à ses promesses : simplicité et performance. Mais on ne connait rien du modèle économique sur lequel sera positionné Pando. Aujourd'hui gratuit, il est fort probable qu'à terme il soit payant dans l'un ou l'autre des deux sens (à priori plutôt le download). Pando n'a certainement pas levé 4 millions de dollars pour proposer ce service gratuitement !

Les échangeurs de fichiers pirates, toujours à la recherche de plus de débit et de plus de discrétion, se sont rapidement emparé du jouet et les liens .pando commencent à pululler sur les sites et groupes spécialisés.

Alors faut-il voir dans Pando une solution comme Rapidshare repackagée dans une interface plus présentable ?

Il est probable qu'en fait cette solution arrive à un double objectif : séduire autant les grands-parents avide de photos de famille que les sérial-téléchargeurs, avides de contenus numériques...

Rapidshare : le nouveau repère des pirates du web...

Basé en Allemagne, Rapidshare est le leader d'un juteux business : l'hébergement gratuit de fichiers destinés aux internautes.

Le principe est simple : vous uploadez un fichier sur leurs serveurs (c'est gratuit) et vous communiquez l'adresse à qui vous voulez... Les fichiers ont une rétention longue, a partir du moment où ils sont téléchargés au moins une fois par période de 30 jours.

La personne qui voudra télécharger se verra imposer des limites (secondes d'attentes avant de télécharger, limite de 30 mégas par heure...). C'est là qu'entre en scène le compte premium, qui permet de télécharger à volonté, un peu comme Giganews pour les binaires (lire notre article).

Par contre, il n'existe pas de moteur de recherche parmis les fichiers Rapidshare : il faut glaner les adresses sur le web. Par exemple, dans le domaine du porno, l'excellent et décalé Journal du porn en propose des dizaines...

Bien sûr, de nombreux autres fichiers sont disponibles, il suffit de fouiner un peu dans Google et les newsgroups.

Ce type de service permet de diffuser des fichiers lourds (DVD par exemple) et offre une grande discrétion : encore une brêche à combler pour les combattants anti peer-to-peer.

C'est d'ailleurs sans doute pour ça que Free a choisi une rétention de 24 heures pour son nouveau service d'échange de fichiers, qui lui, est gratuit dans les deux sens.